Un Cannois, Roger STIEGLER, ancien organiste titulaire de Notre-Dame d’Espérance, honoré par la Ville.
Une plaque commémorative a été inaugurée par André GIRONE, Bernard CADIOU et les fils du Maître à l’issue de la messe dominicale en l’Eglise du Suquet, ce dimanche 28 novembre 2004.
L’Office chanté par l’Académie Provençale et par la Chorale de Notre-Dame de Bon Voyage résonnait des chants harmonisés par Roger STIEGLER lui-même, ainsi que de sa messe à quatre voix et orgue.
L'Académie a interprété trois de ses compositions :
Sant Ounourat - Santo dôu Paradis sur des paroles de Victor Tuby -
et la Coupo Santo harmonisée également par lui et très proche de celle chantée habituellement.

L’Abbé VIAL tout d’abord, M. STIEGLER fils, accompagné de ses frères et de toute leur famille, et M. le premier Adjoint ensuite, firent l’éloge de Roger STIEGLER.
On apprit ainsi, que né à Cannes en 1899, il fit ses études à l’Institut Stanislas dont il obtint plus tard le prix des anciens élèves. Fils d’Emile STIEGLER, lui même organiste et professeur de musique, Roger obtient le premier prix d’orgue en 1925, après avoir été l’élève d’Albert RIBOLLET et d’Eugène GIGOUT.
Organiste à Paris, suppléant de Charles TOURNEMIRE aux grandes orgues de Sainte-Clotilde, il quitte la capitale en 1929 pour rejoindre sa ville natale et ne plus jamais la quitter.
Il sera organiste à Notre-Dame des Pins, puis en 1931 sera nommé titulaire des orgues de Notre-Dame d’Espérance et le restera pendant 45 ans. Durant cette époque, il n’eut de cesse que de faire réaliser restauration et amélioration de l’orgue, fierté de cette Eglise.
C’était un artiste unanimement apprécié, d’une simplicité telle que les anciens cannois s’en souviennent encore… tel que M. le premier Adjoint, et dont le talent de compositeur est actuellement toujours reconnu.
Geneviève Mougins